Accueil Entre réalité et Fiction CHAPITRE 4 – 1ERE PARTIE : LE FOND DU GOUFFRE

CHAPITRE 4 – 1ERE PARTIE : LE FOND DU GOUFFRE

Par Sébastien Hervé
CHAPITRE 4 – 1ERE PARTIE : LE FOND DU GOUFFRE

 

Chapitre 4 – Partie 1 : Le Fond du Gouffre

 

Berlin, le 13 Octobre 2006 – 10:00

Mes yeux commencent à retrouver leur brun naturel, à mesure que Kayla utilise sur moi ses techniques de relaxation. Elle nous fait son numéro de guérisseuse à la sauvette, dans un coin de rue. Au calme ! Le plus drôle c’est qu’elle arrive à me calmer sans aucun contact corporel. Seul son psyché a réussi à atténuer un peu mes symptômes. A croire qu’elle n’en est pas à son coup d’essai.

« Voilà ! » me dit-elle fière de son travail. Je me hâte de retourner vers la vitrine qui m’avait montré ce reflet « glacial » que je renvoyais quelques minutes plus tôt. Mes yeux se sont apaisés, mais pour combien de temps.

– Tu devrais être tranquille quelques jours. En revanche, essaye d’éviter un peu les contrariétés », me dit Kayla sur un ton maternel.

– Tu pourrais m’expliquer ce qui m’est arrivé plus tôt, lui répond-je instantanément.

Sans rien dire, elle me glisse un papier dans la main et esquisse un sourire. Ceci étant fait, elle me tourne le dos et disparaît. Je m’empresse de lire ce petit « papyrus » qu’elle ma gracieusement donné pour y découvrir un adresse et une heure précise : 22H30, Stormstraße 8, Blankenfelde-Mahlow. C’est à l’autre bout de la ville. On quitte même Berlin. Qu’est ce que je vais bien aller foutre là bas ?

Berlin, le 13 Octobre 2006 – 23:00

« Et Merde !! » Je suis encore résigné. Ma journée commence, comme d’habitude en milieu de soirée. A peine ai-je les yeux ouverts que je réalise déjà que ce soir ce n’était pas trop la bonne soirée pour faire un cure de sommeil tardive. Je devais retrouver Kayla à l’adresse indiquée il y’a déjà une demi-heure. En vérifiant mes messages sur mon téléphone, je me rends compte que la chipie est passablement énervée. Je peux noter des perles comme « l’épave à t’elle réussi à s’amarrer ? », « Continue à végéter, après tout c’est pas comme si on avait quelque chose d’important à faire ce soir », ou encore (ma préférée), « continue à dormir indéfiniment. Fais ta rock-star. Après tout j’adoreeee attendre les gens ».

Je pense que je l’ai mis en rogne. D’un autre côté, je n’étais déjà pas très chaud pour rencontrer sa secte de super-héros en devenir. Pas étonnant que mon corps ait du mal a se discipliner. Je ne peux pas non plus lui reprocher mes errances inhérentes à mon état actuel. Un état déplorable et dont je suis le seul responsable. Je pense que Stefanie est rentrée. Je l’entends discuter dans le salon avec une autre personne. Étant à peine réveillé, j’ai du mal à discerner à qui elle s’adresse. Mais il ne me faut pas beaucoup de temps pour comprendre que Kayla n’a besoin que de quelques secondes pour se déplacer d’un bout à l’autre de la ville. Je pense que vais fébrilement descendre les marches de l’escalier pour me diriger vers la zone de conflit. Après tout, je ne peux pas éviter mon destin comme elle dit. Étant donné ses « dons », j’espère qu’elle ne sera pas trop punitive avec moi. J’entre timidement dans le salon en espérant ne pas passer un sale quart d’heure. Mais la tête de notre protagoniste sauveuse de train me fait comprendre qu’il va falloir pointer.

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