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Non, la Playstation Vita n’est pas morte !

Ecrit par Sébastien Hervé 28 octobre 2017
Non, la Playstation Vita n’est pas morte !

Contrairement à ce que les médias spécialisés et les pseudo Gamers nous disent : Non, la Portable de Sony en a encore dans le ventre. Délaissée par son constructeur a cause du supposé “avènement” des smartphones et autres switch, la console de poche de la firme Nippone continue d’user son processeur pour faire tourner les nouveaux jeux qui sortent chaque mois sur sa plateforme. Mais qu’est ce que c’est que cette Psvita ? J’en entends déjà certains se demander quel est ce dispositif obscur dont je fais mention. Une petite piqûre de rappel ne vous fera pas de mal.

Gravity Rush. La tête de Gondole de la Psvita en 2012.

En 2011, lors de l’annonce de sa sortie en Europe, la NGP n’en est qu’à son stade embryonnaire. Un stade qui va vite se dissiper dans les yeux du public lors de sa sortie en février 2012. Renommée pour l’occasion par son nom actuel, cette console tient à se positionner comme une console de Hardcore Gamer, en comparaison à la Nintendo 3DS, labellisée grand public.  Le choix de ce créneau l’oblige donc à produire des titres qui en jettent, des titres ergonomiques, des titres taillés pour de longues sessions de jeu. Ce concept fait opposition aux jeux sur DS ou smartphones, davantage créés pour de courtes parties vidéo-ludiques. Cependant, à l’époque, et malgré cette position de niche, l’excuse de la difficulté dont devait faire face Sony pour vendre son bébé face à cette concurrence était déjà de mise. Les craintes sont cependant repoussées pour plus tard. Malgré le fait que le succès ne fut pas au rendez-vous, Sony réussit à entretenir l’illusion en portant sur sa console des titres d’éditeurs renommés dans le monde du jeu-vidéo : Gravity Rush, Borderlands, Assassin’s Creed, Killzone, Fifa, Uncharted… des jeux AAA qui permettent de créer l’espoir. Malheureusement, cette stratégie n’a pas eu l’effet escompté. Face aux faibles ventes de la portable, les éditeurs commencent à déserter le navire. Ce qui devait arriver, arriva : en moins d’un an, la Psvita était déjà considérée pour beaucoup comme déjà morte et enterrée. Pourtant, la réalité du terrain est tout autre aujourd’hui. Derrière ce constat amère, la petite sœur de la PSP possède un dispositif au fort potentiel : un processeur PowerVR SGX543MP4+ à quatre coeurs, rendant possible des sensations quasi similaires aux consoles de salon récentes de l’époque. Elle permet une certaine liberté de programmation. C’est ce qui a permis aux jeux indépendants de tisser leur toile sur cette plateforme. Là où la console abandonnée par Sony criait famine, c’est tout un monde vidéo-ludique alternatif qui s’est développé en parallèle pour la maintenir en vie. Et ça marche !

Persona 4. L’une des meilleures ventes de la console.

Nous sommes en 2017 et la console fait encore de la résistance. De nombreux jeux sortent encore tous les mois. C’est aussi grâce au succès paradoxal de la console au Japon que cette dernière est encore alimentée de titres de très bonne facture. Toukiden 2, jeu sorti en 2017,  est un monster hunter en monde ouvert multi plateformes. Il est le témoignage de cet état de fait. Pour les amateurs de J-RPG également , il y’a de quoi jouer… La ludothèque Psvita est particulièrement conséquente, avec plus de 200 jeux disponibles couvrant toutes les bourses et toutes les envies (désolé pour le discours de supermarché. Je vous rassure, je ne travaille pas pour la firme Nippone).

Que dire de la mal aimée des Playstation? Elle était comme un diamant brut à sortie. Beaucoup de potentiel, mais elle n’a pas trouvé les bons artisans pour travailler sur elle et la promouvoir comme elle le méritait. Elle a reçu des soutiens inattendus de la part de sa mère patrie où le public a été réceptif. Grâce aux éditeurs indépendants et aux licences Japonaises, elle a su également se constituer un public de passionnés qui n’est pas prêt de débrancher. On peut juste regretter que la frénésie du grand public pour les licences type “blockbuster” l’a  empêché de tirer son épingle du jeu. C’est plutôt ça, la véritable excuse.

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