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Of Mice and Men : Le Phénix renait de ses cendres.

Ecrit par Sébastien Hervé 16 décembre 2017
Of Mice and Men : Le Phénix renait de ses cendres.

“Of Mice and Men” fait partie des groupes les plus atypiques que j’ai pu couvrir dans mes chroniques. Pas tant dans leur musique, mais plutôt dans les soubresauts qu’on vécus les natifs d’Orange County. Les débuts chahutés du groupe entre 2009 et 2011 font que cette période du temps est peu prolifique en histoires et anecdotes savoureuses. La formation créée originellement par Austin Carlile et Jaxin Hall a connu de nombreux changements pour atteindre la renommée qu’on lui connait aujourd’hui.

A partir de quand peut-on siffler le top départ des Californiens? A partir de leur opus intitulé “the Flood”, où tout démarre. Notre fine équipe inscrit avec cet album leur entrée fracassante dans le monde du Metalcore moderne. Leur son, teinté également d’un peu de Néo-Métal version années 2000 possède, malgré sa redondance et son manque d’originalité, une âme qui lui est propre. 2011 est aussi l’année où le fondateur du groupe( Austin Carlile) inclut Alan Ashby qui deviendra, lui aussi, l’une des figures de proue de “Of Mice and Men” quelques années plus tard. Le succès de “The Flood” fait mouche . Il atteindra même la 28ème place du Bilboard 200, avec 13 000 exemplaire vendus la première semaine. Accompagné de son comparse Ashby, Carlile dispose d’un noyau dur de musiciens compétents pour distiller des mélodies qui deviendront l’ADN véritable du groupe.

The “Flood” : Le titre de leur premier véritable album du même nom.

Pourquoi avoir un peu occulté les autres membres du quintet? Tout simplement parce qu’entre leurs débuts en 2009 et leur consécration intitulée “Restoring Force” qui sortira en Janvier 2014, nos protégés vont voir leur équipe bousculée. Certains membres vont quitter le navire, tandis que d’autres vont les remplacer. Ce n’est qu’à l’orée de l’année 2013 qu’on pourra qualifier “Of mice…” de groupe stable. C’est à ce moment là également qu’on peut inclure les membres les plus récents : Valentino Arteaga à la batterie, Alan Ashby à la guitare “d’appoint”(ou à la guitare rythmique si vous préférez), Aaron Pauley à la basse et aux chants clairs. N’oublions pas non plus Phil Manansala, le guitariste principal. Et enfin, notre cher ami Austin aux Screams. Comme je le disais précédemment, tout ce petit monde va connaitre une renommée internationale à partir de leur album “Restoring force”, sorti en deux versions : la première est mentionnée précédemment. L’autre viendra l’année suivante. Elle sera intitulée “Restoring Force : Full circle”. Elle contiendra quelques titres supplémentaires, comme le très apprécié “Never giving Up”.

“Bones Exposed” :  L’un des titres phares de l’album “Restoring Force”.

2015 est tellement prolifique pour le groupe que “Linkin Park” fait appel à eux pour ses premières parties. Une reconnaissance qui les touche énormément. Contrairement à d’autres groupes que j’ai pu couvrir (comme Coldrain notamment), l’ascension si rapide de la formation Californienne a pu être déstabilisante pour certains membres. C’est le cas de Phil Manansala, qui explique dans une récente interview qu’il était très intimidant de passer de “petits” concerts de 300 personnes, à  des salles en comptant des milliers.

“You make me Sick” : Mon coup de coeur perso.

Nous sommes en 2016. Of Mice and Men reprend déjà du service en nous présentant un nouvel opus intitulé “Cold World”. Une galette résolument moins agressive. Cependant, elle garde l’ADN du groupe . Le single “Pain” agit ainsi comme un trompe-l’œil. La puissance de cette chanson fait opposition au reste de l’album. La baisse d’intensité n’est pas non plus flagrante. Certains riffs et ambiances de cet album font beaucoup penser à un “hybrid Theory”. Une petite touche de vieux Néo-Métal version années 2000 remastérisée, tout en gardant l’identité Metalcore. Tout cela sans oublier une surenchère de mélodie. Voilà la nouvelle ambiance que nous propose la formation.

“The Lie”. Theory of Meteora?

J’occulterai un peu les chansons réputées plus mélodieuses de cet album. Pas à cause d’un parti pris personnel. Tout simplement car c’est dans la violence et l’agressivité que notre équipe s’en sort le mieux. Leurs compos “Heavy” ont tendance à les tirer vers le haut. Nous approchons tout doucement de l’année 2017. Une année qui va malheureusement voir le quintet subir un nouveau départ précipité.

“Pain”. L’autre single officiel de “Cold World”.

Cette fois-ci, c’est Austin Carlile qui doit quitter le groupe (chose qu’il avait déjà fait en 2011). C’est sa santé défaillante qui est responsable de ce départ. Pauley, qui assurait la “paire en or” avec Carlile, décide avec les autres membres de sauver ce qui peut encore l’être. Le groupe, qui était promis à une chute fatale, renaît cette année avec un nouvel album et beaucoup de promesses. On peut saluer les efforts du chanteur/bassiste du groupe pour nous délivrer de nouvelles compos, tout en faisant oublier la dure absence du fondateur.

“Back to me”. La chanson radio-copine de Defy.

Cet album ne sortira qu’en Janvier 2018. Les quatres singles disponibles que sont ” Back to me”, “Unbreakable”, “Defy” et “Warzone”, proposent un savant mélange de mélodie et puissance, sans que l’une de ces orientations prennent le dessus sur l’autre. Warzone, l’avant dernier single en date est surprenant tant le groupe réussit à brouiller les pistes : Une chanson brut de décoffrage qui frôle même le “Melodeath” à certains passages (frôler j’ai dit ! calmez vous ! ).

“Warzone”. Mon coup de coeur de Noël. Attention, c’est chaud !

Comme Coldrain, Of Mice and Men fait partie de ces groupes que j’affectionne pour leur sincérité, tant dans leurs paroles que dans leur musique. Un environnement général qui ne sonne pas creux. Pas (encore?) d’envie trop pressante de faire baisser les décibels pour s’adapter à un monde musical devenu trop aseptisé et insipide. Une envie de continuer à produire de belles choses sans se laisser dominer par la déprime d’avoir perdu son Screamer phare. Continuer à avancer, malgré les difficultés inhérentes que peut connaitre un groupe dans son développement. Tomber 7 fois, se relever 8. Voilà le credo de ceux qui méritent le titre de phénix du mois.

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