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Refugees Welcome ?

Par Sébastien Hervé
Europe

C’est le point d’interrogation qui donne tout le sens à ce titre. Avant que cet article ne déchaîne la haine, les passions ou tous les autres sentiments excessifs, il est important de mettre les choses au point. Non, je ne fais pas de l’anti-immigrationnisme primaire. Non, je ne partirai pas non plus dans l’utopie du “tout le monde peut vivre ensemble” ou encore, “l’Europe doit rester une terre d’accueil”. Cette crise migratoire que subit l’Europe de plein fouet depuis 2015 ( même si elle semble se résorber un peu), prend en otage une population en les faisant se sentir coupables de leurs “supposés” privilèges. << Regardez bien la souffrance du monde. Soyez bien conscients que vos caprices de continent riche sont votre tare dans l’accueil décent de ces réfugiés>>.

L’immigration a toujours été une richesse pour les pays qui l’acceptent.  Elle permet à ces derniers de proposer à des cultures diverses de cohabiter ensemble dans un projet de construction commun. Néanmoins, quand on a fini de chanter les louanges épiques de ce procédé louable, on s’essouffle très vite. En effet, comment ne pas voir que l’intégration massive de millions de personnes en si peu de temps ne risque pas d’augmenter les tensions entre les locaux et les migrants récemment installés en Europe? Une assimilation aussi rapide créée surtout une division entre les peuples de notre vieux continent. Entre les réfugiés et les migrants économiques fraîchement débarqués en 2015, et les vieux de la vieille, le divorce peut être consommé avant même de passer par la case de la fusion maritale. Le monde tourne mal depuis bien trop longtemps. Toutes ces personnes qui frappent à notre porte sont les victimes collatérales d’un système prônant l’inégalité des richesses au niveau global. Cette opposition créée dans les pays les plus fragiles des tensions exacerbées. Ces tensions permettant aux systèmes dictatoriaux les plus castrateurs d’imposer des régimes politiques et militaires extrêmement violents. Ces mouvements, ces migrations, en sont peut-être l’explication. Comment ne pas se sentir concerné par la détresse de ceux qui risquent leur vie chaque jour pour accéder à notre “belle” Europe. Une fois la pleurniche terminée, on se rend également compte que, pour autant, toutes ces cultures ne peuvent pas cohabiter dans des pays de tradition chrétienne. Pas parce qu’en tant que citoyen, je ne le souhaite pas. C’est un fait, tout simplement. Que ce soit du côté des européens habitués a des traditions bien ancrées dans leurs mœurs, ou du côté des migrants, le mode de pensée est trop différent pour permettre une assimilation saine et durable. C’est un triste constat, mais il ne doit pas être occulté. Le problème, c’est que notre Europe aime culpabiliser ses concitoyens. Elle aime lui donner des leçons de morale sur le bien être de son prochain. Elle aime lui rappeler à quel point nous restons des privilégiés face à la misère mondiale.  Demandez à l’ Allemagne, nouvel El-Dorado ayant accueilli plus d’un million de personnes au plus fort de la crise ce qu’elle en pense. Éternellement montrés du doigt pour leur crime ultime lors de la seconde guerre, les nouvelles générations germaniques se sentent coupables pour les fautes de leurs aînés . Il se pensent illégitimes de clamer leur volonté de ne pas vouloir subir une “invasion” massive. Car c’est exactement ce qui se passe. Le terme invasion est peut-être fort, mais réaliste. Des mouvements de populations aussi massifs sur une durée aussi courte ne peuvent être que nocifs pour la cohésion d’une société. L’intégration est un procédé qui prend du temps et qui doit se faire avec parcimonie pour pouvoir être réussi. Il est vrai que face à l’urgence d’une population victime de guerres multiples, il est difficile d’avoir le temps de “penser’ ou de raisonner sur des quotas ou des systèmes adéquats.

Les multiples vagues de migrations massives récentes montrent qu’il est difficile d’agir dans l’urgence.

La belle “Angela” nous a pourtant rassurés : “wir schaffen das”! (Nous réussirons!). Mais dans son inconscience la plus totale, a-t-elle oublié que créer un grand courant d’air sur notre territoire n’allait pas découler sur d’énormes conflits entre les peuples. Ajoutées à cela, ces vagues successives si rapprochées font l’aubaine des migrants économiques, des passeurs, des “amis” des femmes ( Rappelez vous de la saint Sylvestre à Cologne). Ce grand “Open-bar amène irrémédiablement les dérives que nous connaissons aujourd’hui. Les agressions envers la gente féminine se multiplient. Mais ce n’est pas grave. Que signifient “quelques” agressions sexuelles, si c’est pour sauver le monde. Arrêtons un peu l’ironie. Nos pays ne sont déjà pas très respectueux de la condition des femmes. N’est ce pas paradoxal de laisser se greffer sur nos territoires un mode de vie qui attise encore plus la paranoïa d’un féminisme qui aurait pourtant tant à gagner à être plus modéré pour être efficace. Mais non, notre copine Angela nous refait un petit coup de violon : Cette immigration est une chance. Pourtant 75% des personnes qui frappent à nos portes ne trouvent toujours pas de travail décent.  Ils seront parqués dans des conditions déplorables et n’auront que peu de perspectives d’évolution. De plus, à une époque ou l’islam se radicalise de plus en plus en Europe, un afflux de personnes venant de pays qui le pratiquent de manière trop rigoureuse ne fait que mettre de l’huile sur le feu.

Il existe des solutions plus naturelles, même si elles restent utopiques. Le problème de notre continent, c’est qu’il est loin d’avoir été irréprochable par le passé : Esclavagisme, pillage de ressources, contrôle militaire…L’Europe paye aujourd’hui la rançon de son triste passé. Tous ces gens se sentent légitimes à venir pour cette raison également. Prenons l’exemple du Japon, pays dont la diaspora étrangère reste très faible. A part ses conflits avec la Chine et la Corée, ce pays n’a jamais trop mis les pieds en dehors de ses bases. C’est ce qui explique peut être aujourd’hui le faible taux d’immigration dans leur pays. Ils ne doivent rien à personne. De ce fait, le poids de la culpabilité est tout autre (sauf peut-être envers la Chine, mais c’est une autre histoire).

Quand le débat s’insère dans la sphère sportive…

Revenons à notre vieux continent. Que faire alors? Ce serait pourtant à nos pays de rééquilibrer un peu l’échiquier de l’inégalité. Rendre un peu de décence à ces populations qu’elles a injustement volées, les laissant dans une misère inqualifiable et en favorisant les conflits qui sévissent aujourd’hui. Un pays est toujours plus prospère et moins nerveux quand les richesses abondent. Ce n’est pas non plus au citoyen lambda européen de payer aujourd’hui pour cet état de fait. Un rééquilibrage serait pourtant le seul moyen d’assister à un autre mouvement naturel des populations : la “remigration”. Je ne l’entend pas forcément dans le sens primaire où certains peuvent le défendre sur des sites très orientés. Je la vois plutôt sur une démarche de ré-harmonisation mondiale pour permettre naturellement aux populations du monde de ne pas toutes se concentrer au même endroit. Accepter de vivre une vie qui comporte moins de privilèges, aider ces personnes à “retrouver une vraie liberté”, avec d’autres moyens que ceux de jouer les gendarmes et les gros bras. Amener les plus courageux d’entre nous à partir là bas pour reconstruire. Cette fois-ci, le faire avec humilité et dans le respect des traditions des pays concernés. Payer la dette, tout simplement. Voilà ce qu’auraient du faire nos chères têtes pensantes. A long terme, l’Europe aurait peut être perdu en puissance, voyant l’Afrique et le Moyen-Orient se développer si rapidement, mais l’immigration subie aurait été beaucoup plus naturelle et saine. Elle n’aurait concerné que des gens voulant découvrir un autre pays, une autre culture. Des personnes cherchant beaucoup plus à apprendre des autres. Une immigration plus “filtrée” en somme. Dans l’urgence, personne n’est vraiment communicatif. Ou alors, Il existe un plan organisé pour déstabiliser l’Europe via l’invasion migratoire? On ne complote pas ici. On s’interroge…

Notre planète subit un déséquilibre social, démographique et financier dont les événements actuels ne sont que les prémices d’un signal d’alarme que l’on se doit d’entendre depuis bien trop longtemps. C’est un signe clair que la situation actuelle ne peut perdurer. L’Europe se nationalise pour protester contre ces changements, tout en s’islamisant plus radicalement par la même occasion à cause de cet afflux massif. Ce choc thermique crée la peur, la colère et d’autres sentiments malsains qui s’ajoutent à tout cela pour créer un véritable bourbier qui ne cesse de prendre de l’ampleur.  En subissant de plein fouet la discrimination positive de nos chers gouvernants, il est normal d’arriver à ces extrémités. Pour étayer mes propos, je souhaiterai citer une phrase d’un homme politique français nommé Michel Poniatowski. Celui-ci disait :

C’est une tragique illusion de vouloir faire coexister dans un même pays des communautés ayant des civilisations différentes. L’affrontement est alors inévitable. Les grands conflits ne sont pas des conflits de race, mais de croyance et de culture.

Bien sûr, quelques exceptions existent dans certains pays. Mais ces “rares” miracles ne peuvent cacher ce constat amère.

 

Sources :

https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/la-remigration-probabilite-ou-198947

http://daoud-boughezala.fr/wp-content/uploads/2016/05/Caldwell.pdf

https://www.challenges.fr/monde/europe/ce-que-reprochent-les-allemands-a-angela-merkel_415753

https://www.youtube.com/watch?v=Qo7IxdzywXk

http://www.lectures-francaises.info/2017/08/28/modele-suedois-balaye-linvasion-migratoire/

 

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